jeudi, 23 novembre 2017

ATTENTION !! Hydroquinone, arbutine et acide kojique dans les produits éclaircissants pour la peau

Le soleil, le vieillissement, la grossesse, l’acné, les diverses cicatrices sont les principaux responsables des défauts pigmentaires apparaissant sur notre peau. Pour gommer ces imperfections, l’hydroquinone, l’arbutine, l’acide kojique ou encore l’acide azélaïque sont les produits habituellement utilisés et prescrits par les dermatologues.


Depuis quelques années ces substances ont fait leur apparition dans la composition d’un grand nombre de produits cosmétiques destinés principalement à blanchir la peau de façon générale. Une peau blanche, légèrement hâlée, reste un modèle occidental que beaucoup cherchent à obtenir, au détriment parfois de leur santé. L’énorme engouement suscité par les produits destinés à éclaircir la peau auprès des femmes d’origine africaine en particulier a engendré un véritable problème de santé publique. Irritations, dermatites, dépigmentation inégale et irréversible, sensations de piqûres, brûlures, apparition de tâches plus sombres sont les fréquents effets indésirables rencontrés à la suite de l’utilisation de ces produits. La Suisse interdit la présence d’hydroquinone, d’acide kojique, d’acide azéalïque dans la composition des produits de blanchiment de la peau et limite la teneur en arbutine à 0,04 % D’après les résultats d’analyse, on observe une nette progression de la présence d’acide kojique dans ces produits, passant de 5% en 2003 à pas moins de 50% cette année !!! Le domaine de concentrations a également pris de l’ascenseur, atteignant des valeur proches de 1% . A cette teneur, l’effet dépigmentant de la peau devient efficace, mais les risques d’effets secondaires sont fortement augmentés. 14 échantillons montraient des concentrations se situant de 0,5 à 2,3% , alors qu’en 2003 elles n’excédaient pas 0,2%.

Il semble donc évident que l’acide kojique s’est substitué en bonne partie à l’hydroquinone. Inhibiteur de mélanine, l’acide kojique, fonctionnant sur le même principe que l’hydroquinone , posera sans doute des problèmes de cytotoxicité similaires à ceux causés par l’hydroquinone, donc un problème analogue du point de vue santé publique.

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