vendredi, 19 juillet 2019

Burkina: Le Président du Faso satisfait de son séjour en France

Au terme de sa visite officielle à Paris, le Président du Faso a rencontré la presse nationale le 07 avril peu avant son départ de la capitale française pour faire une évaluation de ce séjour de 72 heures. Roch Marc Christian KABORE s’est dit satisfait de cette visite qui lui a permis de rencontrer les autorités françaises pour faire le point de la coopération bilatérale Outre la coopération bilatérale, celle avec des institutions internationales comme l’UNESCO et l’OIF a également été évoquée.984064_533631923485749_7280707079794868397_n

Roch Marc Christian KABORE sur la situation sécuritaire :
Au niveau de la sécurité, nous avons discuté avec les autorités françaises pour demander l’assistance en termes de formation de nos unités, une formation orientée vers la lutte contre le terrorisme. Cela a été une occasion pour nous, de clarifier notre position par rapport à l’annonce faite par Radio France Internationale (RFI) sur l’implantation du GIGN au Burkina. Non seulement nous avons protesté contre ces méthodes cavalières de donner l’information, mais nous avons bien précisé qu’il s’agit de deux éléments du GIGN qui devraient venir appuyer nos forces de sécurité en termes de formation et de renseignement.

Notre souhait est qu’il faut que les forces burkinabè de lutte contre le terrorisme soient opérationnelles et puissent s’occuper de gérer elles-mêmes cette question. Une mission devrait venir au Burkina d’ici la fin du mois pour évaluer avec la gendarmerie, la police, leur appui, leur contribution en matériels et permettre à nos Forces de Défense et de Sécurité d’assurer avec beaucoup plus d’efficacité leur mission.
Au plan économique :
Nous avons eu également à discuter des questions économiques. C’est ainsi que nous avons signé une subvention de 30 millions d’euros qui doivent permettre de renforcer les capacités en eau d’une part et également l’assainissement des villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Nous avons discuté également de la nécessité que la France soit notre porte parole au niveau de l’Europe, pour faire en sorte que nous bénéficions des aides budgétaires qui puissent nous permettre de combler le déficit budgétaire que nous connaissons. Sur cette question, les autorités françaises ont pris sur elles-mêmes un engagement de proposer une aide budgétaire et il reste aux deux parties de définir les modalités.
Nous sommes également partis à l’Assemblée nationale où nous avons évoqué avec la commission des Affaires étrangères, la situation sociopolitique et sécuritaire au Burkina Faso. Cela a été un moment important parce qu’il s’agit de convaincre que la destination Burkina Faso est une destination sûre. Que ça soit avec les hommes d’affaires que nous avons rencontrés ou les parlementaires, nous avons montré que le Burkina Faso est en marche vers le développement et a besoin d’investissements pour créer des richesses dans les entreprises, créer des emplois pour appuyer le développement économique et social. Notre message a eu un écho favorable et une mission du MEDEF international est attendue au Burkina Faso dans quelques semaines pour approfondir les discussions.
A l’UNESCO et à l’OIF :
A l’UNESCO, nous avons eu de très bonnes discussions, d’abord pour lui demander de rétablir son prix au niveau du FESPACO, même si elle intervient dans d’autres prix qui sont ceux de l’Union africaine. Nous avons demandé également à l’UNESCO un appui pour la formation des 4200 enseignants que nous allons recruter et je pense que sur ces deux points, nous avons été bien entendus. L’UNESCO a également promis de nous aider dans la promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour la formation des enseignants, des élèves et des étudiants.
A l’OIF, nous avons eu des échanges très intéressants dans la mesure où cette institution souhaite accompagner le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). L’OIF souhaiterait jouer un rôle d’appui à cette institution. Nous avons donné notre accord et nous pensons qu’il faut mettre à profit cet accompagnement pour renforcer les capacités du HCRUN.

La Direction de la Communication et de la Présidence du Faso

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