dimanche, 16 juin 2019

Ces intellectuels veulent faire de Dakar la capitale de la pensée en Afrique

Il s’est tenu à Dakar fin octobre, un événement historique qui se veut désormais une tradition annuelle. Sous l’initiative de l’historien et philosophe camerounais Achille Mbembe et son ami intellectuel Felwine Sarr, ces « ateliers de la pensée » ont pu voir le jour pour la première édition en terre sénégalaise.

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A un moment où l’histoire de l’Afrique a longtemps été écrite par la plume des blancs, ces grands penseurs africains veulent, selon la formule de Mbembe « écrire l’Afrique à partir de l’Afrique ». homme respecté de la théorie postcoloniale, il est l’une des voix autorisées de la pensée en Afrique.Comme il l’explique sur sa page officielle « L’objectif des Ateliers de la pensée est de faire le point sur ces nouveaux développements. Ou en sommes-nous ? Quelles sont les possibilités nouvelles que nous offrent ces temps paradoxaux de vaste ouverture, mais aussi de clôture et d’enfermement ? Dans quelles archives devons-nous chercher les concepts susceptibles de mieux éclairer le présent et d’ouvrir le futur ? Comment renouveler les formes ? Que faire de la langue ou des langues ? Comment contribuer, à partir des disciplines de l’imagination, à faire de l’Afrique son centre propre, sa force propre ? ».

Ce colloque qui arrive comme une continuité de ce qu’avait organisé Alain Mabanckou au Collège de France, nous rappelle avec nostalgies les éditions du Festival des Arts Nègres. Une initiative copernicienne de l’ancien président et poète Léopold Sédar Senhor. Il est donc question de revenir à cet âge d’or, et faire de Dakar la « ville porte ouvert » de la pensée africaine.

Pour atteindre ces objectifs, les promoteurs ont eu besoin du soutien de la Fondation Rosa Luxembourg, l’association Osiwa, l’Institut Français du Sénégal, le CONDESRIA et le Goethe Institut. Et aussi, la participation des grands noms de la pensée africaine comme : Célestin Monga, Alain Mabanckou, Boubacar Boris Diop, Mamadou Diouf, Sami Tchak, Françoise Vergès…Avec cette initiative louable, on peut savoir maintenant où trouver des réponses à la question éternelle de Ki Zerbo : A quand l’Afrique ?<

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