dimanche, 20 octobre 2019

Côte d'ivoire: Le procès de Simone Gbagbo toujours entravé…Voici la cause du nouveau report!

Ce Lundi 07 Novembre 2016, le procès de Simone Gbagbo poursuivie pour crime contre l’humanité n’a pas pu se poursuivre comme annoncé la semaine dernière par le président de la cour d’assises. A en croire nos confrères de koaci, les premiers témoins cités à la barre à l’audience de ce jour ont tous été absents, au grand étonnement du président de la Cour d’assises.

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Le juge Boiqui Kouadjo n’avait pas une autre solution que de suspendre l’audience après un entretien à huis clos avec les différentes parties qui prennent part au procès, la partie civile, le Parquet, la Défense qui a durée 3 heures.Le Président du Tribunal a par ailleurs présenté ses excuses au public et a renvoyé l’audience à ce mardi en espérant que les témoins convoqués seront présents suite au chronogramme. En réalité, il y a un blocage du procès lié à la non comparution des acteurs des faits. Il s’agit de Guillaume Soro, Ahoussou Kouadio Jeannot, Mangou Philippe, Kassaraté Tiapé Edouard, Charles Diby Koffi, Brindou M’Bia comme l’a signifié l’avocat principal de Simone Gbagbo à la presse.

« Nous discutons pour trouver une solution pour lever le problème qui se pose à nous tous. On a un vrai problème dans ce dossier, la comparution des acteurs des faits. Nous n’avons pas encore trouvé le bon habillage juridique pour qu’on voit comment ils comparaissent. Donc nous allons continuer à discuter demain et nous allons apprécier. Pour nous c’est capital, peu importe ce que la loi a prévu ou elle n’a pas prévu », a expliqué maître Dadjé Rodrigue. Pour l’avocat, la Défense n’ira pas dans un procès ou les acteurs des faits n’ont pas été entendus.

« Ça c’est clair. Pour nous c’est fondamental. Nous devons trouver des astuces pour voir comment ils comparaissent. Nous sommes ouverts à cela et nous sommes d’accords pour aller à la table de négociation pour trouver des astuces juridiques » a-t-il indiqué.

D’après Maitre Rodrigue Dadjé, si les témoins sont absents, cela est lié au « bras de fer » que le juge veut engager avec la Défense.

«Nous ne nous connaissons pas dans le programme de passage du Juge. C’est parce que nous ne nous connaissons pas que personne n’est venu,» a-t-il soutenu. « Aujourd’hui on essaie de rattraper la situation. Il n’est point question qu’on nous dise d’entendre nos témoins secondaires. Et si jamais les acteurs des faits ne viennent pas, » a-t-il insisté.Selon les avocats de la Défense, le juge doit faire usage de l’article 326 en faisant comparaître de force, Guillaume Soro et autres.

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