vendredi, 22 mars 2019

La déception du sexe de mon bébé… et la culpabilité !

Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours imaginée maman. Je m’étais dit qu’à 25 ans, je serais mariée et mère de 2 enfants. Le temps a passé… Je me suis mariée à 27 ans, et j’ai eu un premier enfant à 28 ans.

Petite, j’étais une « vraie » petite fille : j’adorais le maquillage, j’avais des dizaines de poupées Barbie, et j’ai joué à la poupée pendant de longues années. J’étais girly jusqu’au bout des doigts ! Cela me paraissait donc la suite logique d’avoir des enfants filles. Je ne m’imaginais pas avec un fils.

Puis je suis tombée enceinte en août 2013. Tout de suite, j’avais la forte intuition que c’était une fille. Je commençais à chercher des prénoms (j’avais une dizaine de prénoms de fille qui me plaisaient). Je ne concevais pas porter un garçon, c’était impossible.

L’une de mes sœurs a 2 garçons, et l’autre a un fils. Il fallait que la roue tourne et que les filles naissent dans cette famille masculine ! Mes sœurs ont donné les premiers petits-enfants, je veux donner la première petite fille. Ma mère aussi d’ailleurs, espérait avoir sa première petite fille (même si elle ne me le disait pas !).

Quand je parlais de ce bébé, je l’appelais « elle ». Bref, j’en étais sûre, j’attendais une fille et je faisais confiance à mon instinct.

Puis la première échographie est arrivée, et là, gros choc. Le gynécologue me dit qu’il est sûr à 99% que c’est un garçon. Je retiens mes larmes. Je suis incapable de me concentrer sur ce petit cœur qui bat et sur les mots rassurants du docteur concernant la santé du fœtus.

Mon mari sent ma déception et me prend la main. J’essaie de faire bonne figure, de prendre sur moi… Mais en sortant de l’hôpital, je fonds en larmes.

Mon rêve de petite fille s’éloigne. Je réalise tout ce que je ne vivrai pas avec cette fille. Et puis j’imagine la déception de ma famille. Je pleure toutes les larmes de mon corps. C’est horrible à dire, mais si on m’avait annoncé la mort de mon bébé, je crois que n’aurais pas plus pleuré. Et je culpabilise de cette tristesse. Mon bébé est en pleine forme, mais j’ai mal au plus profond de moi.

Je roule jusqu’à chez mes parents, en larmes. Ma mère me rassure. Ma sœur me dit que c’est super un garçon, c’est amoureux de sa maman. Mais rien n’y fait, je suis inconsolable.

Le temps et les journées passent. Je me désintéresse complètement de cette grossesse, ma première grossesse. Je n’ai plus envie de lire ce super livre sur l’évolution du bébé. Je n’ai plus envie d’être enceinte, et je culpabilise de ressentir tout ça.

Je n’ai eu aucun problème à tomber enceinte, la grossesse se passe très bien, alors pourquoi être triste ?!! J’essaie de relativiser en pensant à tous ces couples qui galèrent à avoir un bébé. Mais non, je suis triste et j’en veux à mon mari… Ben oui, ce sont les mecs qui déterminent le sexe de l’enfant ! Je m’en veux aussi : pourquoi n’ai-je pas suivi ce régime sans sel qui fait des filles ? Pourquoi n’avons-nous pas attendu avant de faire les essais bébé ? On n’était pas pressés !

Je me dis alors que ce docteur n’est pas compétent, je m’accroche au 1% d’erreur… Je compare mon échographie à celles de filles sur internet.

Je ne m’aime pas de ne pas être heureuse. Je n’aime pas dire que j’attends un garçon. Et j’ai peur que le bébé ressente tout. Je me console en lisant les forums où d’autres femmes vivent la même chose. J’ai terriblement peur de ne jamais avoir de filles.

Ma vie ne prend pas la tournure que je voulais, et ça m’angoisse profondément. J’ai toujours tout géré dans ma vie, je me suis toujours battue pour avoir ce que je voulais. Et là, je ne maîtrise plus rien et j’angoisse. Mon mari a du mal à me comprendre. J’envisage d’aller voir un psy… Je suis jalouse de mes copines qui attendent des filles.

Enfin, je sens le bébé bouger. Une sage-femme me conseille de lui parler et de lui expliquer cette déception. J’ai peur de faire un bébé mal dans sa peau, angoissé. Petit à petit je me fais à l’idée, même si j’ai encore la larme à l’œil quand je vois des petites filles ou de beaux habits de bébé fille.

Nous trouvons un prénom pour lui, et il arrive tout en douceur en avril.

Aujourd’hui, Bébé a 2 mois et je l’aime de tout mon cœur. Je suis fière de ce beau bébé, il est calme et dort bien la nuit. J’ai accepté l’idée d’avoir un fils. J’ai encore peur que ce bébé soit angoissé, qu’il ait encore ce « rejet » dans son inconscience, alors je lui parle, je le rassure, je me rassure. Je l’aime.

Je ne suis pas allée voir de psy, même si j’en ai sans doute besoin ! J’espère seulement que le prochain bébé sera une fille… Je ne me vois pas du tout maman que de garçons. Pour moi, ce serait l’échec de ma vie de ne pas avoir de fille… Je sais, c’est dur. Je testerais ce régime fille pour la prochaine fois !

Et toi ? Tu voulais absolument avoir des enfants d’un sexe en particulier ? Ton bébé était du sexe souhaité ou non ? Comment l’as-tu vécu ? Ou bien, tu avais seulement une petite préférence ? Ou pas du tout ? Raconte !

 

Source : dans-ma-tribu.fr

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