dimanche, 15 septembre 2019

Voici les grosses folies du fils du président de la Guinée Equatoriale (Vidéo)

>”L’affaire des biens mal acquis”, dans laquelle plusieurs familles de dirigeants africains sont indexées, poursuit son cours. Après le rebondissement de celle de la famille Bongo, c’est maintenant au tour des Nguema de la Guinée Equatoriale.

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En effet, lundi 23 mai dernier, le parquet national financier de France a demandé, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris, de l’affaire Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président équato-guinéen. Ce dernier, surnommé Téodorin est accusé de « blanchiment et de corruption », « détournement de fonds publics », « abus de biens sociaux » et « abus de confiance ».Si les juges d’instruction donnent leur consentement au sujet du renvoi, cela pourrait donner lieu au premier procès d’un responsable visé par l’enquête dite des « biens mal acquis » lancée à la suite d’une plainte des associations Sherpa et Transparency International en 2007.

Selon le réquisitoire, la justice américaine aurait fait découvert lors d’une enquête conjointe, 300 millions de dollars (269 millions d’euros) d’avoirs, obtenus à travers la corruption et le détournement lors d’un accord

Mais l’on sait que, plus que la côte ouest des Etats-Unis, Teodorin appréciait par-dessus tout Paris, ses grands hôtels, son architecture et ses plaisirs. Interrogé par les enquêteurs, l’ex majordome du fils de président Guinéen, a décrit la vie de son patron à travers trois mots : « Alcool, put*s et coke. »

L’avancement des enquêtes de la justice française met en exergue un train de vie cadencé de dépenses qui donnent le vertige. Selon le quotidien Le Monde Teodorin est connu pour ses caprices pour des voitures de luxe, habits de grands couturiers, hôtel particulier, œuvres d’art. Teodorin a fait l’acquisition d’une quinzaine de véhicules de luxe en France, dont trois Bugatti Veyron acquises en décembre 2006, en février 2007 et en juillet 2007. En février 2005, il avait craqué pour une Rolls-Royce Phantom et deux Maserati. En tout, sa passion automobile lui est revenue à 5,7 millions d’euros (soit 3,7 milliards CFA).

En novembre 2009, un drôle de manège attire l’attention des autorités françaises : 26 voitures (Bentley, Lamborghini, Rolls-Royce, Maserati, Bugatti…) et 8 motos extravagantes (dont 5 Harley-Davidson), d’un montant de 12 millions de dollars, transitent par l’aéroport de Paris-Vatry (Marne). En provenance des Etats-Unis, ces véhicules ont fait une halte à Amsterdam-Schiphol, aux Pays-Bas. Le convoi restera quelques semaines à l’aéroport de Paris-Vatry, prisé du clan Obiang pour exporter ses achats fantasques, avant de s’envoler vers Malabo.

En septembre puis en octobre 2011, les enquêteurs français ont saisi 18 de ses véhicules garés sur le parking de son hôtel particulier, avenue Foch, et ont découvert un pan de sa collection sur des parkings loués par Teodorin, avenue Victor-Hugo et avenue Marceau, dans les 8e et 16e arrondissements parisiens. Saisis en 2012, certains de ces véhicules ont été vendus en juillet 2013 à Drouot, rapportant 2,8 millions d’euros à l’Etat.

Téodorin le fils du président équato-guinéen, âgé de 47 ans est une des personnes les plus influentes de son pays. Ancien ministre de l’agriculture et des forêts dans le gouvernement de son père pendant 15 ans. Depuis mai 2012, Il est nommé deuxième vice-président de la Guinée-Equatoriale, chargé de la défense et de la sécurité nationale.

Téodorin Nguema Obiang connu pour ses grosses folies est un habitué du Crillon Hotel, où il avait l’habitude de régler en espèces des factures de plus de 580 000 euros. En 2005, il acquiert pour 25 millions d’euros, un hôtel particulier avenue Foch. Il a jeté son dévolu sur une bâtisse datant de 1890 d’une superficie de 4 000 m2, comprenant cinq étages avec ascenseur, appartements bourgeois et 101 pièces. De prestigieux architectes d’intérieur et des décorateurs se sont chargés, entre 2005 et 2007, d’exécuter ses désirs esthétiques et autres travaux pour un montant de 12 millions d’euros

Pour brouiller les pistes, Teodorin n’apparaît pas directement sur l’acte de propriété de cet hôtel particulier. il a profité de ses participations dans cinq sociétés suisses (Ganesha Holding, GEP Gestion Entreprise Participation, Re Entreprise SA, Nordi Shipping and Trading Co Ltd, Raya Holding SA). Mais il a été constaté que les actions de ces sociétés sont au porteur et le fils du président Equato-Guinéen, il est l’unique actionnaire de ces cinq véhicules financiers.

Pour éviter la saisie des biens, le domicile personnel de Teodorin à Paris est subitement devenu l’ambassade de République de Guinée en octobre 2011. Désormais, touristes et hommes d’affaires désireux de se rendre à Malabo doivent emprunter l’ascenseur de Teodorin pour se rendre au bureau des visas et peuvent contempler le goût de l’ancien maître des lieux pour le baroque. Une perquisition a néanmoins eu lieu en février 2012. Teodorin était alors à Malabo, selon la gouvernante. Cinq mois plus tard, la justice française a ordonné la saisie pénale du parc immobilier de Teodorin en France, estimé à 107 millions d’euros

Celui qui est pressenti pour être le successeur de l’actuel président de la Guinée Equatoriale aime bien s’illustrer lors des ventes organisées chez Christie’s. C’est ainsi qu’il a acquis 109 lots de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé dont la vente s’est tenue en février 2009. Montant total : 18,3 millions d’euros. Toutefois, il n’a commencé à régler ces œuvres d’art qu’en mars 2010 – et non dans la semaine suivant la vente comme il se doit.

Pulsion d’achat

Rien n’est trop beau pour le petit « prince de Malabo » lorsqu’il est en déplacement à Paris. Et tout se doit d’être dans la démesure. Pour équiper sa salle de projection, il s’est offert un écran géant accompagné d’enceintes et autres équipements hight-tech pour 100 000 euros. A table, Teodorin utilise des couverts de collection achetés 1,8 millions d’euros. Il a aussi craqué pour un service à caviar et une vasque à champagne payés plus de 70 000 euros.

Sur le plan du style, il apprécie les costumes Dolce & Gabbana sur mesure : plus de 70 000 euros. Selon son ancien cuisinier, Teodorin disposait de valises bourrées d’espèces pour assouvir ses pulsions d’achat chez les grands couturiers parisiens. Près de 10 millions de dollars, probablement issus des commissions perçues sur le détournement des revenus pétroliers, à dépenser en quelques heures chez Dior ou Saint Laurent. Tous les trois mois environ, Teodorin venait à Paris avec deux valises remplies de cash. Exigeant, il est à l’affût de produits d’exception, comme ces quatre montres uniques de marques Cartier, Vacheron Constantin et Piaget achetées en octobre 2010 pour un total de 710 000 euros.

Place Vendôme, le deuxième vice-président de Guinée-Equatoriale a dépensé plus de 10 millions d’euros en bijoux entre 2005 et 2011. Contacté, l’avocat de M. Obiang, Emmanuel Marsigny, n’a pas souhaité faire de commentaires

Si depuis son Mandat d’arrêt internationale lancé en Juillet 2012, Teodoro Nguema Obiang dit Teodorin n’a plus remis les pieds en France, la justice française quant à elle continue d’être à ses trousses.

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