MENA: Tenkodogo , un important lot de riz périmé reconditionné saisi

Du riz périmé destiné aux cantines scolaires ont été reconditionner par des responsable de la direction régionale du ministère de l’éducation nationale de Tenkodogo. Ce riz avait été réceptionné en avril 2015 presque périmé. Une note venue du ministère aurait instruit la direction régionale de reconditionner ce riz périmé dans des sacs estampillés MENA.

riz périmeSelon nos sources, ce riz était destiné aux cantines scolaires. Selon une source proche du DRENA du Centre-est, ce riz avait été réceptionné en avril 2015 presque périmé. Une note venue du ministère aurait instruit la direction régionale de reconditionner ce riz périmé dans des sacs estampillés MENA.

C’est ainsi que sept personnes, dont de hauts responsables de la direction régionale du ministère de l’éducation nationale ont été  interpelées dans cette affaire et mises sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo.

Interrogé par nos confrère de Burkina 24 le procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Tenkodogo est sans équivoque.

C’était le 13 janvier 2016 que la gendarmerie m’a appelé pour dire qu’elle a une information qui fait état de ce que de façon clandestine des personnes sont en train de se livrer à un reconditionnement de vivres périmés destinés aux cantines scolaires.

J’ai pu me déplacer avec la gendarmerie dans un secteur de la ville de Tenkodogo. On a vu un grand magasin avec deux manutentionnaires qui étaient en train de reconditionner en masse des sacs de riz. J’ai pu constater qu’il s’agit d’un gros stock de riz conditionné dans des sacs avec l’inscription « MENA CANTINES SCOLAIRES».

C’était vraiment en quantité. Sur le champ, on n’a pas pu dénombrer. Le soin a été laissé aux enquêteurs de le faire. Il m’a été montré un magasin compartimenté pour voir le stock qu’on reconditionne.

Là-bas, sur le Sac de riz, on pouvait lire si j’ai une bonne mémoire « Empereur d’Afrique ; riz long grain 50 kg, produit au Vietnam ». Mais sur ces sacs, il est mentionné clairement « date de production : avril 2013 et date de péremption avril 2015. » C’est ce stock qui est reconditionné dans de nouveaux sacs frappés « MENA CANTINES SCOLAIRES » sans date de péremption.

J’ai pu avoir le bordereau de ce stock où j’ai lu plus de 5 000. Nous avons pu entrer en contact avec le magasinier qui est un agent de la Direction régionale de l’éducation et de l’alphabétisation (ndlr: DRENA-Centre-Est). Sur interrogation rapidement, il a dit qu’il y a un expert qui est passé et qui a conclu au caractère consommable de ces vivres.

Il a tout de suite fait de préciser qu’il ne fait qu’exécuter les instructions qu’il a reçues de sa hiérarchie, c’est-à-dire le Directeur régional de l’éducation nationale et l’alphabétisation du Centre-Est. J’ai pu joindre le DR par un coup de fil. Il est venu. Mais il a dit que lui non plus n’a pas pris l’initiative de ce travail de reconditionnement.

Il a précisé que ce sont des instructions du niveau central qu’il n’a fait que relayer pour aboutir à ce que nous avons vu. Il dit tenir ces instructions du Coordonnateur national du projet cantine scolaire du MENA. L’information nous a été donnée qu’il y a deux autres magasins qui relèvent du Centre-est dont un à Koupéla.

Les enquêtes ont permis de savoir qu’il y a un autre stock à Zabré qui, administrativement parlant relève de la DRENA du Centre-Sud. Là-bas l’information nous a été donnée qu’il y a plus de 300 sacs reconditionnés. Avant de poursuivre les enquêtes, il a été procédé au scellé des magasins de Tenkodogo et de Zabré. Pendant que le parquet était dans l’attente du procès-verbal de la gendarmerie, celle-ci a donné l’information que les sacs vides du magasin de Zabré étaient brûlés par le magasinier.

Le stock reconditionné a été estimé à plus de 6 000 sacs. Dans la suite de l’enquête, il nous a été produit une correspondance du ministère de tutelle (MENA) qui instruit les différents Directeurs régionaux de prendre les dispositions pour recevoir des experts qui vont faire des prélèvements sur des stocks. Mais en aucun moment, dans aucune phrase il n’est question de reconditionner les sacs de vivre. C’est avec ces éléments que nous avons demandé l’ouverture de l’information. Un juge d’instruction a été saisi.

Du riz périmé destiné aux cantines scolaires ont été reconditionner par des responsable de la direction régionale du ministère de l’éducation nationale de Tenkodogo. Ce riz avait été réceptionné en avril 2015 presque périmé. Une note venue du ministère aurait instruit la direction régionale de reconditionner ce riz périmé dans des sacs estampillés MENA.

Selon nos sources, ce riz était destiné aux cantines scolaires. Selon une source proche du DRENA du Centre-est, ce riz avait été réceptionné en avril 2015 presque périmé. Une note venue du ministère aurait instruit la direction régionale de reconditionner ce riz périmé dans des sacs estampillés MENA.

C’est ainsi que sept personnes, dont de hauts responsables de la direction régionale du ministère de l’éducation nationale ont été  interpelées dans cette affaire et mises sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo.

Interrogé par nos confrère de Burkina 24 le procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Tenkodogo est sans équivoque.

C’était le 13 janvier 2016 que la gendarmerie m’a appelé pour dire qu’elle a une information qui fait état de ce que de façon clandestine des personnes sont en train de se livrer à un reconditionnement de vivres périmés destinés aux cantines scolaires.

J’ai pu me déplacer avec la gendarmerie dans un secteur de la ville de Tenkodogo. On a vu un grand magasin avec deux manutentionnaires qui étaient en train de reconditionner en masse des sacs de riz. J’ai pu constater qu’il s’agit d’un gros stock de riz conditionné dans des sacs avec l’inscription « MENA CANTINES SCOLAIRES».

C’était vraiment en quantité. Sur le champ, on n’a pas pu dénombrer. Le soin a été laissé aux enquêteurs de le faire. Il m’a été montré un magasin compartimenté pour voir le stock qu’on reconditionne.

Là-bas, sur le Sac de riz, on pouvait lire si j’ai une bonne mémoire « Empereur d’Afrique ; riz long grain 50 kg, produit au Vietnam ». Mais sur ces sacs, il est mentionné clairement « date de production : avril 2013 et date de péremption avril 2015. » C’est ce stock qui est reconditionné dans de nouveaux sacs frappés « MENA CANTINES SCOLAIRES » sans date de péremption.

J’ai pu avoir le bordereau de ce stock où j’ai lu plus de 5 000. Nous avons pu entrer en contact avec le magasinier qui est un agent de la Direction régionale de l’éducation et de l’alphabétisation (ndlr: DRENA-Centre-Est). Sur interrogation rapidement, il a dit qu’il y a un expert qui est passé et qui a conclu au caractère consommable de ces vivres.

Il a tout de suite fait de préciser qu’il ne fait qu’exécuter les instructions qu’il a reçues de sa hiérarchie, c’est-à-dire le Directeur régional de l’éducation nationale et l’alphabétisation du Centre-Est. J’ai pu joindre le DR par un coup de fil. Il est venu. Mais il a dit que lui non plus n’a pas pris l’initiative de ce travail de reconditionnement.

Il a précisé que ce sont des instructions du niveau central qu’il n’a fait que relayer pour aboutir à ce que nous avons vu. Il dit tenir ces instructions du Coordonnateur national du projet cantine scolaire du MENA. L’information nous a été donnée qu’il y a deux autres magasins qui relèvent du Centre-est dont un à Koupéla.

Les enquêtes ont permis de savoir qu’il y a un autre stock à Zabré qui, administrativement parlant relève de la DRENA du Centre-Sud. Là-bas l’information nous a été donnée qu’il y a plus de 300 sacs reconditionnés. Avant de poursuivre les enquêtes, il a été procédé au scellé des magasins de Tenkodogo et de Zabré. Pendant que le parquet était dans l’attente du procès-verbal de la gendarmerie, celle-ci a donné l’information que les sacs vides du magasin de Zabré étaient brûlés par le magasinier.

Le stock reconditionné a été estimé à plus de 6 000 sacs. Dans la suite de l’enquête, il nous a été produit une correspondance du ministère de tutelle (MENA) qui instruit les différents Directeurs régionaux de prendre les dispositions pour recevoir des experts qui vont faire des prélèvements sur des stocks. Mais en aucun moment, dans aucune phrase il n’est question de reconditionner les sacs de vivre. C’est avec ces éléments que nous avons demandé l’ouverture de l’information. Un juge d’instruction a été saisi.

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